• L'ÉPOQUE

Notre-Dame de Paris, le projet intérieur validé

L'ÉPOQUE - Moderniser Notre-Dame de Paris tout en évitant de dénaturer la cathédrale: c’est le défi auquel est confrontée la reconstruction de l’édifice partiellement brûlé le 15 avril 2019. Ce jeudi 9 décembre, une vingtaine d’experts du patrimoine et des monuments historiques se sont rassemblés pour assister à la présentation de cette rénovation historique très attendue.


11.12.2021 by L'ÉPOQUE



Notre-Dame de Paris va changer d’atmosphère. Par le nettoyage complet de l’édifice, vitraux compris, qui va la plonger dans une lumière nouvelle, mais aussi par le nouvel aménagement proposé par le diocèse de Paris dont les grandes lignes ont été validées par la Commission nationale du patrimoine et de l’architecture (CNPA)


Le diocèse entend profiter de la restauration de la célèbre cathédrale gothique pour lui offrir une nouvelle jeunesse, avant sa réouverture prévue en 2024. Accueillant 12 millions de visiteurs chaque année, tout ce qui touche à la cathédrale fait parler hors de France.



Des artistes contemporains pourraient y voir leurs œuvres “dialoguer” avec celles de maîtres anciens comme les frères Le Nain ou Charles Le Brun. Une information confirmée à titre d’exemples par le ministère de la Culture, qui n’y est “pas du tout opposé”. Toutes les œuvres présentes dans la cathédrale avant l’incendie devront s’y retrouver après, même si ce n’est pas toujours à la même place. Les treize mays reviendront donc, peut-être complétés d’un quatorzième et certaines tapisseries seront sorties des chapelles pour être mises en valeur. Lumière à hauteur de visage, bancs à roulettes dotés de luminions pour remplacer les chaises séculaires, font également partie du projet.


Soucieuse de l’intégrité du monument, la commission a en revanche refusé le projet de monte-charge destiné à ranger les bancs dans la crypte, qui « portait atteinte à des parties XVIIIe siècle et aux voûtes de la crypte ». Elle a émis une réserve sur le déplacement des statues de saints à l’extérieur des chapelles et confirmé son opposition à de nouveaux vitraux.



Les experts se sont mis d’accord sur l’axe liturgique central, la nouvelle circulation (entrée par le portail central, puis circulation du nord au sud) et le principe d’un nouveau mobilier (autel, ambon, tabernacle) qui devra être conçu par un même créateur, à l’issue d’un concours.


« Il n’y a pas eu de vent d’hostilité. Nous avons eu des échanges courtois sur un travail dense, sérieux et très réfléchi », souligne Constance Le Grip, députée LR. « La commission a validé un programme, pas un résultat définitif. Le diocèse va maintenant préciser son projet », indique Albéric de Montgolfier, sénateur LR et président de la CNPA.